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Vieux billet mais il vaut quand même la peine d’être là. (Il date d’octobre)

Ce billet s’adresse aux non-banlieusards parmi vous. Vous ne pourriez comprendre puisque les us et coutumes de vos grandes villes diffèrent de ceux qui ont court dans les couronnes comme on les appelle.

Ayant grandi sur la rive-sud à partir de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 19 ans, j’ai été esclave d’un système de transports en commun déficient et insuffisant doublé de grands espaces à parcourir pour aller… ben pour aller partout en fait! Ce qui fait que l’attrait de l’idée de liberté associée à l’automobile était relativement fort présent chez moi. J’ai franchi toutes les étapes nécessaires (examen théorique, permis d’apprenti, pratique avec l’unité parentale, etc.) jusqu’à ce que je déménage en ville et n’eut plus besoin de me soucier des questions de transport puisque le transport en commun montréalais est, somme toute, adéquat.

Je n’ai donc pas pris rendez-vous pour passer mon permis et suis resté 5 ans durant dans la métropole sans me soucier de pouvoir en toute légalité conduire un véhicule de promenade sauf lorsque de gros achats (littéralement gros, non pas dispendieux) se voyaient nécessaires ou lors d’escapades en région.

Cependant, étant passé du côté obscur de Montréal, sur la méchante Rive-Nord («C’est loin Laval.. gna gna gna…»,  «Quand-est-ce que t’achètes une Civic montée avec des néons… gna gna», «Pis? Le Fuzzy c’est l’fun? …gna gna», etc.) et la vie faisant son cours, un jours j’aurai un mini-moi et le besoin de le reconduire à la garderie, d’aller acheter des paquets de couche par centaine chez Costco ou que sais-je? Je suis donc allé passer mon permis. Paf! Comme ça, une shot, le banlieusard en moi est pas mal fier de lui.

- Petit aparté, je vois Montréal de chez-moi. Je suis à, littéralement, 15 minutes de marche d’un métro. 45 minutes de vélo me séparent du centre-ville de Montréal, 25 du Marché Jean-Talon et 35 du Plateau. Ça fait que… -

Bon, ça fait longtemps que je n’ai pas écrit de recettes… ça fait longtemps que je n’ai pas écrit point barre en fait… Cette fois-ci par contre, j’ai mes propres photos pour « backer » mes propos culinaires. Oh que oui!
Donc, les premières recettes ont été réalisées pour faire plaisir à ma copine et les pétoncles sont inspirés d’un resto que j’apprécie particulièrement.

Je fais ça simple:

Pétoncles aux lardons/ sauce aux coings.

Hyper simple.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 8 gros pétoncles (U10)
  • 8 tranches de bacon tranché mince (1 à 2mm, demandez à votre charcutier préféré)
  • Gelé ou confiture de coings (J’ai personnellement pris la confiture mais la texture serait mieux avec la gelée)
  • Jus de pomme (je prend le Hucks)
  • Vinaigre de Xérès.
  • Sel-poivre au goût. Personnellement, je trouve que le bacon, c’est pas pire salé de même…

1ère étape: préparer la sauce.

Poétiquement parlant, il s’agit de sacrer la gelée de coing dans du jus de pomme et chauffer en remuant jusqu’à temps que la texture soit le fun. Ensuite, incorporer du vinaigre de Xérès au goût et réserver au chaud.

2ème étape (ou première, ça change vraiment pas grand chose…)

  • Enrouler les pétoncles dans du bacon…
  • Faire cuire les pétoncles ainsi enrobés 2 minutes de chaque côté (je le sais, ils sont rond mais c’est pas obligé de les colorer parfaitement tout le tour, la chaleur se promène toute seule comme une grande à travers le gras du bacon…)
  • Une fois cela fait, badigeonner les pétoncles enrobés avec de la sauce aux coings pour caraméliser légèrement l’ensemble.

3ème étape: dresser l’assiette.

Faites ce que vous voulez mais personnellement, je verse une ligne de sauce dans le fond, je dépose les pétoncles, je reverse de la sauce dessus et laisse une saucière pour les gens qui en veulent plus. Ils sont cochons, on peut leur dire mais en même temps, on veut faire pareil…

Photos:

Préparation

Préparation

Sauce aux coings

Sauce aux coings

Risotto aux deux asperges et citrons confits maison

Bon, celle-là c’est la mienne. Inventée par moi même. Après de multiples expérimentations. J’utilise mes propres citrons confits maison. C’est tellement niaiseux à faire, tout le monde devrait en avoir.  TOUT LE MONDE! Bon… j’exagère un peu mais j’aime faire des tajines alors c’est presque indispensable. Le risotto n’est pas vraiment un risotto à proprement parler, c’est juste que j’utilise du riz à grain court pour le faire.

Les ingrédients:

  • 1/2 botte d’asperges vertes + 4 asperges vertes tu-seules.
  • 1/2 botte d’asperges blanchess + 4 asperges blanches tu-seules
  • 1/2 citron confit
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 1 échalote française émincée
  • Riz aborio
  • bouillon de volaille.

Faites revenir l’ail, l’échalote et le citron confit dans un peu d’huile d’olive. Ajouter le riz et faites rissoler à feu doux une minute ou deux. Ajoutez le bouillon proportionnellement à la quantité de riz, je vous fais confiance… Ramener à ébullition et baisser le feu, laissez mijoter à feu doux.

Coupez les asperges en rondelles de 2 cm.  Gardez 4 asperges blanches et 4 asperges vertes entières pour la décoration.  Vers la fin de la cuisson, quand le liquide est absorbé de moitié (voire aux trois quarts), mélangez les asperges coupées au riz et déposez les asperges entières sur le dessus. Couvrez et laissez à minimum.

Dressez les assiettes comme bon vous plaît. Personnellement je prend un emporte pièce, je fais ucylindre de ris, je place ensuite l’asperge blanche et la verte en X au-dessus du cylindre. Mais ça c’est moi… j’aime les X dans des ronds. C’est mon petit côté science po qui ressort.

Purée de courge poivrée aubergines et piments d’Alep

Un essai qui a super bien tourné. Ma copine étant partie cette semaine, je me permet des essais qui, si ils sont infructueux, ne seront connus que de moi-même. Celui là n’en est pas un. Une réussite totale!J’ai utilisé pour la recette du piment d’Alep Turc mais le Syrien ferait aussi bien l’affaire quoique plus fruité. Ou le kurde si vous aimez faire fondre votre palais…

Simple comme bonjour.

Les ingrédients:

  • La chair d’une courge poivrée.
  • Une aubergine épluchée et égrainée.
  • Piment d’Alep au goût
  • Labneh (équivalent de crème sûre libanaise)

Tout simplement, faire bouillir la courge et l’aubergine. Égoutter. Réduire en purée à la mixette en ajoutant une motte de labneh et du piment d’Alep au goût.  Eh voilà

Personnellement j’ai également fait cuire du bulgur (le petit) et j,ai placé la purée par-dessus dans mon assiette (voir photo). La texture de la purée est géniale grâce au Labneh et l’aubergine. C’est velouté, légèrement sucré et piquant et fruité à la fois. Un pur délice!

Purée de courge poivrée et aubergine sur lit de bulgur.

Purée de courge poivrée et aubergine sur lit de bulgur.

Article  sur cyberpresse

Bon, c’est rare que je vais m’insurger contre un gouvernement qui a le courage d’assumer le fait qu’on a besoin de plus d’argent pour maintenir et améliorer nos services publics mais la voie prise par le gouvernement Charest est irresponsable et irréconciliable avec un objectif de lutte à la pauvreté.

Le gouvernement Charest propose de venir occuper le vide laissé par la baisse de la TPS et d’augmenter la TVQ de 1% dès janvier 2010 ce qui permettrait des revenus supplémentaires de l’ordre de 1,2 milliard de dollars, réglant du coup même 40% du problème de déséquilibre budgétaire causé par les mesures de relances face à la crise économique. 1,2 milliards, wow! C’est pas rien ça! Ça représente un beau potentiel de projets. Cependant, cette hausse de taxe ne viendra qu’augmenter la précarité de ceux qui sont le plus touchés par la crise.
En effet, les taxes de vente sont la forme d’imposition la plus régressive qu’il soit. On dira volontiers (on exclue la personne qui écrit) que les taxes à la consommation sont équitables puisque tout le monde les paient peu importe leur revenu mais c’est justement là que le bât blesse (j’aime cette expression!). En effet, une personne gagnant 30 000$ par année paie exactement les même taxes qu’une personne en gagnant plus de 200 000$ (comme Jean Charest ou Pauline Marois par exemple. Contrairement à l’impôt sur le revenu qui est une forme de taxation dite progressive (le taux d’imposition augmentant avec le revenu), la taxe à la consommation est régressive puisque son impact est plus grand à mesure que le revenu diminue.

Selon une étude de la Chaire d’études socioéconomiques de l’UQAM, « alors qu’un contribuable déclarant une rémunération annuelle de 100 000 $ consacrait à l’impôt sur le revenu une part de ses revenus supérieure de 30 % à celui gagnant 50 000 $, cette différence entre les deux diminuait à 9 % lorsque l’on tenait compte de l’ensemble des taxes. Force est de constater qu’à partir d’un revenu annuel de 50 000 $, la progressivité de l’ensemble du régime fiscal québécois s’évapore » (Gino Lambert, Sylvain Charron et Jean-Eddy Péan, Le système fiscal québécois est-il vraiment progressiste ?)Trouvé sur À Babord -

Par exemple: Prenons Jean Charest et son seul salaire de premier ministre (85 388 $ de base plus 89 657 $ d’indemnité additionnelle plus 75 000$ reçus du Parti Libéral pour un total de 250 045$… pas si mal quand même quand on considère que le président américain en gagne 400 000$).

Donc 250 045$ – 24% (taux d’imposition du Québec) = 190 027$ – (calcul éminemment compliqué fédéral mais équivalant à peu de chose près) =  127 410.51$ (not too shabby quand même)

Prenons ensuite notre Joe Bloe qui travaille fort aussi et qui gagne 30 000$ par année (16.48$ de l’heure pour des semaines de travail de 35h)

Donc 30 000$ -16% (taux provincial) = 25 200$ – 15% (taux fédéral) = 20 700$ (on s’entend qu’on échangerait volontier le combo salaire/taux d’imposition de notre PM ici à la place de Joe Blo).

Maintenant avec l’argent qui reste à nos deux comparses, on les envoie… acheter des fournitures scolaires mettons.  Des crayons, des cahiers, du linge, des calculatrices, un paquet d’affaires taxées quoi! Admettons que le tout coûte 1000$ (pour avoir un chiffre rond). Taxé à l’équivalent de 15% ça nous fait un total de 1150$ donc 150$ de taxes auxquelles nos deux larrons ne peuvent échapper.  Pour M. Charest cela représente 0.11% de son salaire annuel. Une peanut. Pour M. Blo c’est plutôt 0.7% c’est encore petit mais c’est significativement plus élevé que pour M. Charest.

Si on ajoute à cela les frais envisagés de type utilisateur/payeur pour nos services publics (ce qui est en soi un monstre de paradoxe…) on commence à alourdir grandement le fardeau fiscal de Joe Blo ici. Et on s’entendra pour dire qu’il en a un peu moins les moyens que notre PM non? À quand un gouvernement responsable qui mettra ses culottes et qui augmentera l’impôt sur le revenu, sur les gains en capital et l’impôt aux entreprises? On a besoin de plus d’argent certes. Est-on obligé d’aller le piger toujours dans les poches des moins nantis en laissant les autres se partager les richesses collectives? Je crois que non.  Je crois également que la majorité des gens crois que non. Qu’elle s’exprime cette majorité et qu’elle s’implique et qu’elle vote. Une société ça ne se bâtit pas tout seul et surtout, ça s’entretient. Quand on ne fait pas attention on a des Harper/Joe Wilson et des Lacroix/Madoff/Jones et des scandales de corruption qui finissent par éclore…

Pour ceux qui ont vu mon status Facebook de vendredi dernier et qui ont salivé partout sur leur clavier d’envie devant ces recettes plutôt appétissantes, je vous fait plaisir et vous raconte comment c’est fait! Cependant, étant trop occupé à cuisiner et à bouffer, je n’ai pas pris de photos. Chapeau aux blogueuses et blogueurs qui le font… vraiment! J’ai donc tiré des images au hasard pour illustrer mon propos.

Le menu, pour ceux et celles de mes lecteurs/trices n’ayant pas vu ce fameux status se composait de cette manière:

  1. Amuse bouche: – Fraîcheur aux deux tomates (titre ronflant pour dire salade :P )
  2. Entrée: – Tartare de thon rouge à la façon Tapéo (je me suis inspiré du même plat mangé au restaurant Le Tapéo et qui m’avait fait craquer!)
  3. Plat principal: Pétoncles sur lit de poireaux au cidre de glace trouvé chez Banlieusardises et adapté au goût de mes invités.
  4. Dessert: Bananes flambées au rhum

Amuse bouche: – Fraîcheur aux deux tomates

Petites tomates rouges

Petites tomates rouges

Tomates poires jaunes

Tomates poires jaunes

Huile dolive extra-vierge

Huile d'olive extra-vierge

Basilic fraisBasilic frais
  • Concombre
  • Concombre
  • Vinaigre de Xérès
  • Vinaigre de Xérès
  • Bon, ça c’est pas très compliqué. En gros, ce que j’ai fait c’est de couper les tomates en rondelles (assez épaisses pour pas qu’elles ne se défassent mais suffisamment mince pour que ce soit joli, j’ai mélangé le tout avec le basilic frais haché ainsi que le concombre coupé en dés et j’ai fait une vinaigrette avec de l’huile d’olive extra-vierge et un vinaigre de xérès. À défaut d’avoir du Xérès, du balsamique serait également très bon. On peut, au choix, saupoudrer de fleur de sel au moment de servir. La fraîcheur de ce plat en fait un idéal compagnon de vos soirées d’été!

    Entrée: – Tartare de thon rouge à la façon Tapéo

    Huile dolive extra-vierge

    Huile d'olive extra-vierge

    Zeste dune lime

    Zeste d'une lime

    Vinaigre de Xérès

    Vinaigre de Xérès

    Échalotte

    Échalote

    Raisins rouges

    Raisins rouges

    CuminCumin

    Thon rouge à sushi

    Thon rouge à sushi

    Huile dolive extra-vierge

    Huile d'olive extra-vierge

    Pour ce qui est de ce plat, je l’ai découvert au Tapéo un soir avec ma copine.  Il nous avait tellement plu que j’ai décidé de le refaire. Alors de mémoire ça allait comme suit: Thon rouge à sushi (de grâce achetez-le dans une poissonnerie à laquelle vous faites confiance), de l’huile d’olive extra vierge, le zeste d’une lime, du vinaigre de Xérès, une échalote, des raisins rouges (bien fermes) et, surtout, du cumin!
    Le plat en soi est assez simple à réaliser: coupez le thon en petits dés et mélanger avec les autres ingrédients (mollo sur le vinaigre quand même) afin que l’équilibre des saveurs rejoigne vos goûts personnels.  Eh voilà!

    Plat principal: Pétoncles sur lit de poireaux au cidre de glace trouvé chez Banlieusardises et adapté au goût de mes invités.

    Pétoncles en nid de poireau en cidre de glace

    Pétoncles en nid de poireau en cidre de glace

    Bon, pour celle-ci, je n’ai aucun mérite, ça vient de Banlieusardises. C’est vraiment une recette chouette.  Je vais faire un copier/coller ici de la recette et indiquer les modifications que j’y ai apportées. Soit dit en passant, l’image provient aussi de là-bas.

    Ingrédients

    (pour deux personnes) Moi ce fût suffisant pour quatre.
    · 8 gros pétoncles
    · Huile d’olive
    · 2 poireaux de grosseur moyenne
    · 2 c. à table de beurre
    · 2 pincées de graines de fenouil
    · Poivre vert concassé Précision: une pincée seulement, sinon c’est trop piquant et ça tue les autres goûts!
    · 2 c. à table de persil plat émincé
    · 70 ml de cidre de glace (j’ai utilisé la Face cachée de la pomme) Moi le Neige et c’était très bon. Ils en vendent des petites bouteilles à la SAQ. C’est 50 ml mais c’est suffisant.
    · 50 ml de crème champêtre 35% 35ml de 15% à cuisson ici.
    · Fleur de sel (au goût)

    Préparation

    · Nettoyez les poireaux et tranchez le blanc en rondelles fines (gardez le vert pour donner de la saveur à un bouillon!)
    · Dans une poêle chauffée à feu moyen-doux, faites fondre doucement les rondelles dans le beurre jusqu’à ce qu’elles se défassent d’elles-mêmes, puis incorporez les graines de fenouil (passez-les idéalement au pilon pour en extraire la saveur), le poivre (J’ai passé le poivre au pilon aussi avec les graines de fenouil pour en faire une sorte de pâte grossière, ça se mélange hyper bien après.) , le persil plat et un peu de sel;
    · Déglacez au cidre de glace (et appréciez le paradoxe au passage ;-) ), incorporez la crème et laissez mijoter à feu très doux à couvert le temps de cuire les pétoncles;
    · Dans une poêle chauffée à feu moyen-élevé, versez un peu d’huile et cuisez les pétoncles des deux côtés, jusqu’à ce qu’ils soient cuits (il ne faut que 4-6 minutes en tout pour de très gros pétoncles);
    · Disposez quatre petits nids de poireaux dans deux assiettes (en essayant de réserver un peu de sauce dans la poêle), puis déposez un pétoncle sur chacun, versez un peu de sauce crémeuse au cidre de glace, parsemez de fleur de sel et servez! (Vous aurez compris que pour quatre personnes, on n’en met que deux par assiette :P )

    Cette recette est un gage de succès, tout le monde l’aime. Si vos invités ne l’aiment pas, c’est qu’ils ne sont pas du monde. Ou qu’ils n’aiment tout simplement pas les pétoncles, auquel cas vous leur préparerez un grilled cheese. Ou, comme alternative, vous pouvez juste leur servir les nids de poireaux. Ce sera toujours ça de pris pour eux. :-P

    Dessert: Bananes flambées au rhum

    Crème glacée à la vanille

    Crème glacée à la vanille

    Feu

    Feu

    Sucre

    Sucre

    Rhum brun

    Rhum brun

    Beurre

    Beurre

    Bananes

    Bananes

    Ce dessert est, je ne sais pas pourquoi, un énorme succès auprès de mes amis (et de ma copine). Ça tombe plutôt bien par contre puisque c’est presque le seul que je ne rate jamais. En plus c’est impressionnant, je me sens comme Guy Laliberté à ses débuts comme cracheur de feu. À part peut-être pour la partie où on doit cracher du feu.

    Les étapes:

    1. Pelez vos bananes.
    2. Coupez vos bananes en rondelles.
    3. Chauffez votre beurre dans la poêle.
    4. Ajoutez du sucre pour avoir une consistance sirupeuse.
    5. Retournez vos bananes pour les dorer des deux côtés.
    6. Versez le rhum dans la poêle.
    7. Fermez les lumières et dites à tout le monde: « Chekez ça ça và être écoeurant! »
    8. Flambez le rhum en saisissant la poignée de la poêle et en agitant pour bien diffuser la flamme affamée!
    9. Fermer le feu et déposez la poêle avant qu’on vous prenne pour un pyromane maniaque.
    10. Verser la crème glacée dans des bols.
    11. Versez les bananes sur la crème glacée.
    12. Récoltez les éloges.

    Que voulez-vous? J’aime Karkwa, kossé qu’on peut y faire…

    VISITEZ IMMÉDIATEMENT LE http://karkwafanblogue.com/

    Allez-y, je ne bouge pas d’ici moi. J’vous attend.

    Vous savez que j’adore le groupe Karkwa, j’aime leur sonorité et leur énergie, leur album le volume du vent tourne presque en boucle chez moi. Eh bien imaginez-vous donc qu’en glanant les sites des subventions aux artistes, j’ai découvert que le groupe a obtenu récemment une subvention pour «Production d’album, production et promotion de titres numériques, commercialisation nationale et internationale, gérance et démarchage». Cela signifie donc que, soit il y a un nouvel album dans l’air ou bien les gars de Karkwa vont commercialiser en Europe (sniff…)

    Le volume du vent

    Le volume du vent

    Ce que vous venez de voir, si vous avez cliqué sur play bien entendu, est ce qu’on nomme une Flash Mob ou mobilisation éclair dans la langue de Molière.

    Certainement que c’est impressionnant, magnifique, émouvant aussi de voir toute cette masse humaine rassemblée pour chanter une si belle chanson. Tous ces gens dont la vie a été illuminée un instant par cette promiscuité avec de parfaits inconnus et la réalisation de ce projet fou fou fou.

    Ce qui dérange par contre c’est de voir la récupération d’une mobilisation citoyenne, issue d’un groupe sans autre idée que de déranger l’ordre établi, la routine, le statu quo, par un groupe organisé ayant pour but l’occupation de l’espace public avec en tête un profit accru.

    Je suis pas mal certain que si un groupe de citoyens avait organisé une mobilisation de 13500 personnes dans Trafalgar Square, ils se seraient fait arrêter par l’anti-émeute, on parle ici de gaz lacrymogènes et de présentateurs de nouvelles qui parlent de vitrines éclatées et d’agitateurs arrêtées suite à des altercations avec la police. Par contre, comme la compagnie T-Mobile a dû payer une somme appréciable pour avoir accès à l’espace public.

    Un peu comme les artistes visuels qui cherchent à embellir nos cités et se font ensevelir sous les amendes salées (non, pas les noix…) tandis que d’autres peuvent polluer nos espaces publics en les remlissants de pubs, de néons et autres… En tous cas, à Laval ça paraît! (Merci Colossus et autres centres d’achats du coin…)

    On en vient à souhaiter plutôt des politiciens qui ont des cojones comme ceux de Sao Paolo au Brézil qui ont décidé de retirer tout cet encombrement de leur ville. Après toute une bataille certes, ils ont réussi et la ville ne s’en porte pas plus mal. En voici quelques images qui font rêver.
    Sao Paulo sin pub.
    Sao Paulo sin pub.

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    Quand est-ce que la direction de la santé publique au Québec nous mettra en garde contre la sursaturation cognitive? Quand !? Vous le demandais-je. J’ai bien hâte que certaines administrations municipales d’ici mettent leurs culottes et aillent de l’avant avec des projets semblables et qui sait, on pourrait peut-être même espérer une récupération de l’espace public par les artistes plutôt que par des compagnies…
    Sans le tag, c'est beauPlus beau qu'une pub de vêtements non?On peut rêver...On peut rêver!

    Eh oui! J’ai sorti le vélo pour aller travailler aujourd’hui, les conditions idéales étaient réunies, beau temps et prévision de plus de beau temps mais avec une de ces agréables petites fraîches! Pour le détail du trajet, lire plus!

    Quel bolide!

    Quel bolide!


    Je trouve qu’il n’y a rien de plus satisfaisant que de se déplacer sur un véhicule propulsé par la seule force de son corps. Ça libère de l’endorphine, ça réveille, ça commence bien une journée! Note à moi-même pour la prochaine fois par contre: apporter de l’eau! L’air de Montréal n’est pas que sec, il absorbe l’eau du corps comme une éponge!

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    Hier soir, soit vendredi, ma copine et moi écoutions le très bon bien que très « célébration de l’American Dream » Slumdog Millionaire quand nous fument dérangés par la culture lavalloise dans ce qu’elle a de plus dérangeant, j’ai nommé : le char monté. 

    Je n’ai rien contre l’automobile en tant que tel, ce moyen de transport qui a révolutionné notre façon de nous déplacer en occident et qui a façonné le paysage en Amérique du nord. Loin de là, je trouve qu’il s’agit d’une superbe invention, on s’entendra que technologiquement parlant, c’est assez bien fait une auto, bravo à l’inventeur. 

    Le hic, ce qui me fait tiquer, rager, souhaiter que j’avais à ma disposition un lance-roquette c’est le bruit que font les dites automobiles lorsque leur propriétaire, dans un élan de « j’me prend pour Leonardo Davinci même si je sais pas trop c’est qui à part qu’y ont fait un livre avec son code », modifient leurs véhicules pour amplifier le son émis par le moteur. Je sais que c’est une manifestation de leur ça et qu’ils sont dépourvus de surmoi les pauvres. Pour eux, le son de leur moteur est intimement lié à un sentiment de puissance et de contrôle sur leur existence en manque de sens et il s’agit là de leur seul moyen pour combler le vide mais pour moi, c’est une nuisance sans nom.  

    Ces gens ne semblent même pas savoir que ce qu’ils font est illégal. Tout ça m’a mené à une réflexion sur la culture de l’automobile dans ma ville palindrome (parlant de palindrome, voir ceci). Laval, ancien territoire agricole jusqu’aux environs de 1950, semble s’être développé comme un gigantesque boulevard Taschereau (i.e: sans planification urbaine apparente et dans le seul but de glorifier la surconsommation et les grandes surfaces) à une époque où chacun avait deux automobiles et l’essence ne coûtait pas cher…  En ce temps d’insouciance environnementale, on a dézoné à qui mieux mieux et on a bétonné la ville pour permettre à ces moyens de transports individuels, symboles de liberté, de circuler en toute aisance à travers la ville.  

    Comme les instances dirigeantes de la ville n’ont jamais connu autrement qu’en photo les transports en commun, rien n’a été pensé en fonction du citoyen non motorisé.  Les distances sont grandes entre les commerces et les lieux d’intérêts publics, les trottoirs sont quasi inexistants à plusieurs endroits de la ville et les fréquences des autobus sont atroces hors-pointe ce qui a pour effet d’engendrer une jeunesse motorisée et bruyante, par imitation.  À quand des circutis d’autobus fermés par quartier, faisant le tour des points d’intérêts (bibliothèques, épicerie, pharmacie, clinique, commerces divers) et adaptés pour cette tâche (i.e: plus d’espace pour des chariots, non-maximisation des places assises, pourquoi pas des supports à vélos?, etc.)?

    C’est possible de repenser la ville en fonction des citoyens et de dynamiser le commerce local, de rendre le paysage urbain agréable et d’impliquer els citoyens dans la démarche. C’est certain qu’un citoyen qui marche dans son quartier et qui connaît ses commerçants locaux va être plus intéressé par le développement de sa municipalité qu’un résident qui passe son temps dans son auto à filer d’un bout à l’autre de la ville et à aller passer le plus clair de son temps à Montréal. La culture de l’automobile produit des résidents et une ville dortoir alors qu’un recadrage et une planification urbaine responsable engendrent des citoyens et une Cité. 

    Fléau des banlieues

    Fléau des banlieues

    À ne pas avoir chez soi dans un film d'horreur

    À ne pas avoir chez soi dans un film d'horreur

    Disons qu’avec cette chaîne, il ne faut pas s’être levé un peu en retard…

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