Le Forum Social de Laval et ses suites


Le Forum Social de Laval, une belle effervescence citoyenne sur la Rive-Nord

La fin de semaine dernière, j’ai sacrifié mon temps libre, comme plus de 600 citoyennes et citoyens de Laval afin de réfléchir, ensemble, aux défis collectifs qui sont devant nous et aux meilleures façon d’y répondre. Une organisation hors pairs, plus de 150 bénévoles, plus de 50 ateliers, plus de 600 participantes et participants sur 3 jours et un seul sac de déchet. J’appelle quand même ça un pas pire début.

Des photos de l’évènement ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.402808879789187.90133.215306178539459&type=3 , gracieuseté de Radio-Canada Rive-Nord

J’ai assisté à des ateliers très intéressants où j’ai rencontré, oh miracle!, des voisines et des voisins engagés! Des gens avec qui nous avons identifié une problématique majeure à laquelle il convenait de s’attaquer: le manque d’espace démocratique où les citoyens peuvent s’exprimer sur l’avenir de leur ville. Ça peut sembler aller de soi comme ça mais le partage des expérience et le fait que le constat fut unanime dans deux ateliers différents (un pour Laval-des-Rapides et l’autre pour Laval en général) est révélateur d’un véritable manque.

Pour remédier à tout cela, j’ai pris l’engagement avec trois autres citoyens lavallois-des-rapides de mettre rapidement sur pied une assemblée citoyenne populaire autonome du quartier Laval-des-Rapides. Le but étant de permettre aux citoyennes et aux citoyens de la ville d’avoir un espace de partage et de réflexion non partisan qui pourrait porter leurs projets, dans l’action collective! Vraiment heureux de la tournure que ça prend! D’ailleurs, si d’aventure vous connaissez des outils de collaboration en ligne pour les organisations citoyennes faites-m’en part, à date j’utilise Freedcamp que moi je comprends bien mais pas mes collaboratrices/collaborateurs.

Autre résolution: une manif-action face à l’hôtel de Ville de Laval pour faire entendre les revendications des citoyennes et citoyens à notre nouveau maire par intérim. Les miennes en vrac:

  • Qu’il se retire de toute décision ayant trait à la gestion des matières résiduelles, qu’il annule les décisions concernant ce sujet auxquelles il a participé pendant qu’il était encore à l’emploi d’une compagnie oeuvrant dans ce domaine. Pour commencer. Ensuite, qu’il instaure des conseils de quartier, lieux de consultation et de décision sur les politiques publiques lavalloises.
  • Qu’il propose et instaure rapidement une politique du logement pour Laval, avec des dents (des inspecteurs en nombre suffisant et des processus d’éviction pour les propriétaires de taudis).
  • Qu’il initie un grand chantier de consultation citoyenne sur la direction que devrait prendre Laval pour les 25 prochaines années (transport, aménagement urbain, santé, écologie, logement, développement du territoire, etc.)

Ce serait un pas pire début et je pourrais vivre avec ça comme citoyen.

Je vous tiendrai au courant des développements bientôt.

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Rite de passage d’un enfant de la banlieue – et autres réflexions

Vieux billet mais il vaut quand même la peine d’être là. (Il date d’octobre)

Ce billet s’adresse aux non-banlieusards parmi vous. Vous ne pourriez comprendre puisque les us et coutumes de vos grandes villes diffèrent de ceux qui ont court dans les couronnes comme on les appelle.

Ayant grandi sur la rive-sud à partir de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 19 ans, j’ai été esclave d’un système de transports en commun déficient et insuffisant doublé de grands espaces à parcourir pour aller… ben pour aller partout en fait! Ce qui fait que l’attrait de l’idée de liberté associée à l’automobile était relativement fort présent chez moi. J’ai franchi toutes les étapes nécessaires (examen théorique, permis d’apprenti, pratique avec l’unité parentale, etc.) jusqu’à ce que je déménage en ville et n’eut plus besoin de me soucier des questions de transport puisque le transport en commun montréalais est, somme toute, adéquat.

Je n’ai donc pas pris rendez-vous pour passer mon permis et suis resté 5 ans durant dans la métropole sans me soucier de pouvoir en toute légalité conduire un véhicule de promenade sauf lorsque de gros achats (littéralement gros, non pas dispendieux) se voyaient nécessaires ou lors d’escapades en région.

Cependant, étant passé du côté obscur de Montréal, sur la méchante Rive-Nord («C’est loin Laval.. gna gna gna…»,  «Quand-est-ce que t’achètes une Civic montée avec des néons… gna gna», «Pis? Le Fuzzy c’est l’fun? …gna gna», etc.) et la vie faisant son cours, un jours j’aurai un mini-moi et le besoin de le reconduire à la garderie, d’aller acheter des paquets de couche par centaine chez Costco ou que sais-je? Je suis donc allé passer mon permis. Paf! Comme ça, une shot, le banlieusard en moi est pas mal fier de lui.

– Petit aparté, je vois Montréal de chez-moi. Je suis à, littéralement, 15 minutes de marche d’un métro. 45 minutes de vélo me séparent du centre-ville de Montréal, 25 du Marché Jean-Talon et 35 du Plateau. Ça fait que… –

Pétoncles aux lardons avec risotto aux deux asperges et citron confit / Purée de courge poivrée aubergines et piments d’Alep

Bon, ça fait longtemps que je n’ai pas écrit de recettes… ça fait longtemps que je n’ai pas écrit point barre en fait… Cette fois-ci par contre, j’ai mes propres photos pour « backer » mes propos culinaires. Oh que oui!
Donc, les premières recettes ont été réalisées pour faire plaisir à ma copine et les pétoncles sont inspirés d’un resto que j’apprécie particulièrement.

Je fais ça simple:

Pétoncles aux lardons/ sauce aux coings.

Hyper simple.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 8 gros pétoncles (U10)
  • 8 tranches de bacon tranché mince (1 à 2mm, demandez à votre charcutier préféré)
  • Gelé ou confiture de coings (J’ai personnellement pris la confiture mais la texture serait mieux avec la gelée)
  • Jus de pomme (je prend le Hucks)
  • Vinaigre de Xérès.
  • Sel-poivre au goût. Personnellement, je trouve que le bacon, c’est pas pire salé de même…

1ère étape: préparer la sauce.

Poétiquement parlant, il s’agit de sacrer la gelée de coing dans du jus de pomme et chauffer en remuant jusqu’à temps que la texture soit le fun. Ensuite, incorporer du vinaigre de Xérès au goût et réserver au chaud.

2ème étape (ou première, ça change vraiment pas grand chose…)

  • Enrouler les pétoncles dans du bacon…
  • Faire cuire les pétoncles ainsi enrobés 2 minutes de chaque côté (je le sais, ils sont rond mais c’est pas obligé de les colorer parfaitement tout le tour, la chaleur se promène toute seule comme une grande à travers le gras du bacon…)
  • Une fois cela fait, badigeonner les pétoncles enrobés avec de la sauce aux coings pour caraméliser légèrement l’ensemble.

3ème étape: dresser l’assiette.

Faites ce que vous voulez mais personnellement, je verse une ligne de sauce dans le fond, je dépose les pétoncles, je reverse de la sauce dessus et laisse une saucière pour les gens qui en veulent plus. Ils sont cochons, on peut leur dire mais en même temps, on veut faire pareil…

Photos:

Préparation

Préparation

Sauce aux coings

Sauce aux coings

Risotto aux deux asperges et citrons confits maison

Bon, celle-là c’est la mienne. Inventée par moi même. Après de multiples expérimentations. J’utilise mes propres citrons confits maison. C’est tellement niaiseux à faire, tout le monde devrait en avoir.  TOUT LE MONDE! Bon… j’exagère un peu mais j’aime faire des tajines alors c’est presque indispensable. Le risotto n’est pas vraiment un risotto à proprement parler, c’est juste que j’utilise du riz à grain court pour le faire.

Les ingrédients:

  • 1/2 botte d’asperges vertes + 4 asperges vertes tu-seules.
  • 1/2 botte d’asperges blanchess + 4 asperges blanches tu-seules
  • 1/2 citron confit
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 1 échalote française émincée
  • Riz aborio
  • bouillon de volaille.

Faites revenir l’ail, l’échalote et le citron confit dans un peu d’huile d’olive. Ajouter le riz et faites rissoler à feu doux une minute ou deux. Ajoutez le bouillon proportionnellement à la quantité de riz, je vous fais confiance… Ramener à ébullition et baisser le feu, laissez mijoter à feu doux.

Coupez les asperges en rondelles de 2 cm.  Gardez 4 asperges blanches et 4 asperges vertes entières pour la décoration.  Vers la fin de la cuisson, quand le liquide est absorbé de moitié (voire aux trois quarts), mélangez les asperges coupées au riz et déposez les asperges entières sur le dessus. Couvrez et laissez à minimum.

Dressez les assiettes comme bon vous plaît. Personnellement je prend un emporte pièce, je fais ucylindre de ris, je place ensuite l’asperge blanche et la verte en X au-dessus du cylindre. Mais ça c’est moi… j’aime les X dans des ronds. C’est mon petit côté science po qui ressort.

Purée de courge poivrée aubergines et piments d’Alep

Un essai qui a super bien tourné. Ma copine étant partie cette semaine, je me permet des essais qui, si ils sont infructueux, ne seront connus que de moi-même. Celui là n’en est pas un. Une réussite totale!J’ai utilisé pour la recette du piment d’Alep Turc mais le Syrien ferait aussi bien l’affaire quoique plus fruité. Ou le kurde si vous aimez faire fondre votre palais…

Simple comme bonjour.

Les ingrédients:

  • La chair d’une courge poivrée.
  • Une aubergine épluchée et égrainée.
  • Piment d’Alep au goût
  • Labneh (équivalent de crème sûre libanaise)

Tout simplement, faire bouillir la courge et l’aubergine. Égoutter. Réduire en purée à la mixette en ajoutant une motte de labneh et du piment d’Alep au goût.  Eh voilà

Personnellement j’ai également fait cuire du bulgur (le petit) et j,ai placé la purée par-dessus dans mon assiette (voir photo). La texture de la purée est géniale grâce au Labneh et l’aubergine. C’est velouté, légèrement sucré et piquant et fruité à la fois. Un pur délice!

Purée de courge poivrée et aubergine sur lit de bulgur.

Purée de courge poivrée et aubergine sur lit de bulgur.

Tel que vu sur mon status Facebook

Pour ceux qui ont vu mon status Facebook de vendredi dernier et qui ont salivé partout sur leur clavier d’envie devant ces recettes plutôt appétissantes, je vous fait plaisir et vous raconte comment c’est fait! Cependant, étant trop occupé à cuisiner et à bouffer, je n’ai pas pris de photos. Chapeau aux blogueuses et blogueurs qui le font… vraiment! J’ai donc tiré des images au hasard pour illustrer mon propos.

Le menu, pour ceux et celles de mes lecteurs/trices n’ayant pas vu ce fameux status se composait de cette manière:

  1. Amuse bouche: – Fraîcheur aux deux tomates (titre ronflant pour dire salade 😛 )
  2. Entrée: – Tartare de thon rouge à la façon Tapéo (je me suis inspiré du même plat mangé au restaurant Le Tapéo et qui m’avait fait craquer!)
  3. Plat principal: Pétoncles sur lit de poireaux au cidre de glace trouvé chez Banlieusardises et adapté au goût de mes invités.
  4. Dessert: Bananes flambées au rhum

Amuse bouche: – Fraîcheur aux deux tomates

Petites tomates rouges

Petites tomates rouges

Tomates poires jaunes

Tomates poires jaunes

Huile dolive extra-vierge

Huile d'olive extra-vierge

Basilic fraisBasilic frais
  • Concombre
  • Concombre
  • Vinaigre de Xérès
  • Vinaigre de Xérès
  • Bon, ça c’est pas très compliqué. En gros, ce que j’ai fait c’est de couper les tomates en rondelles (assez épaisses pour pas qu’elles ne se défassent mais suffisamment mince pour que ce soit joli, j’ai mélangé le tout avec le basilic frais haché ainsi que le concombre coupé en dés et j’ai fait une vinaigrette avec de l’huile d’olive extra-vierge et un vinaigre de xérès. À défaut d’avoir du Xérès, du balsamique serait également très bon. On peut, au choix, saupoudrer de fleur de sel au moment de servir. La fraîcheur de ce plat en fait un idéal compagnon de vos soirées d’été!

    Entrée: – Tartare de thon rouge à la façon Tapéo

    Huile dolive extra-vierge

    Huile d'olive extra-vierge

    Zeste dune lime

    Zeste d'une lime

    Vinaigre de Xérès

    Vinaigre de Xérès

    Échalotte

    Échalote

    Raisins rouges

    Raisins rouges

    CuminCumin

    Thon rouge à sushi

    Thon rouge à sushi

    Huile dolive extra-vierge

    Huile d'olive extra-vierge

    Pour ce qui est de ce plat, je l’ai découvert au Tapéo un soir avec ma copine.  Il nous avait tellement plu que j’ai décidé de le refaire. Alors de mémoire ça allait comme suit: Thon rouge à sushi (de grâce achetez-le dans une poissonnerie à laquelle vous faites confiance), de l’huile d’olive extra vierge, le zeste d’une lime, du vinaigre de Xérès, une échalote, des raisins rouges (bien fermes) et, surtout, du cumin!
    Le plat en soi est assez simple à réaliser: coupez le thon en petits dés et mélanger avec les autres ingrédients (mollo sur le vinaigre quand même) afin que l’équilibre des saveurs rejoigne vos goûts personnels.  Eh voilà!

    Plat principal: Pétoncles sur lit de poireaux au cidre de glace trouvé chez Banlieusardises et adapté au goût de mes invités.

    Pétoncles en nid de poireau en cidre de glace

    Pétoncles en nid de poireau en cidre de glace

    Bon, pour celle-ci, je n’ai aucun mérite, ça vient de Banlieusardises. C’est vraiment une recette chouette.  Je vais faire un copier/coller ici de la recette et indiquer les modifications que j’y ai apportées. Soit dit en passant, l’image provient aussi de là-bas.

    Ingrédients

    (pour deux personnes) Moi ce fût suffisant pour quatre.
    · 8 gros pétoncles
    · Huile d’olive
    · 2 poireaux de grosseur moyenne
    · 2 c. à table de beurre
    · 2 pincées de graines de fenouil
    · Poivre vert concassé Précision: une pincée seulement, sinon c’est trop piquant et ça tue les autres goûts!
    · 2 c. à table de persil plat émincé
    · 70 ml de cidre de glace (j’ai utilisé la Face cachée de la pomme) Moi le Neige et c’était très bon. Ils en vendent des petites bouteilles à la SAQ. C’est 50 ml mais c’est suffisant.
    · 50 ml de crème champêtre 35% 35ml de 15% à cuisson ici.
    · Fleur de sel (au goût)

    Préparation

    · Nettoyez les poireaux et tranchez le blanc en rondelles fines (gardez le vert pour donner de la saveur à un bouillon!)
    · Dans une poêle chauffée à feu moyen-doux, faites fondre doucement les rondelles dans le beurre jusqu’à ce qu’elles se défassent d’elles-mêmes, puis incorporez les graines de fenouil (passez-les idéalement au pilon pour en extraire la saveur), le poivre (J’ai passé le poivre au pilon aussi avec les graines de fenouil pour en faire une sorte de pâte grossière, ça se mélange hyper bien après.) , le persil plat et un peu de sel;
    · Déglacez au cidre de glace (et appréciez le paradoxe au passage ;-)), incorporez la crème et laissez mijoter à feu très doux à couvert le temps de cuire les pétoncles;
    · Dans une poêle chauffée à feu moyen-élevé, versez un peu d’huile et cuisez les pétoncles des deux côtés, jusqu’à ce qu’ils soient cuits (il ne faut que 4-6 minutes en tout pour de très gros pétoncles);
    · Disposez quatre petits nids de poireaux dans deux assiettes (en essayant de réserver un peu de sauce dans la poêle), puis déposez un pétoncle sur chacun, versez un peu de sauce crémeuse au cidre de glace, parsemez de fleur de sel et servez! (Vous aurez compris que pour quatre personnes, on n’en met que deux par assiette 😛 )

    Cette recette est un gage de succès, tout le monde l’aime. Si vos invités ne l’aiment pas, c’est qu’ils ne sont pas du monde. Ou qu’ils n’aiment tout simplement pas les pétoncles, auquel cas vous leur préparerez un grilled cheese. Ou, comme alternative, vous pouvez juste leur servir les nids de poireaux. Ce sera toujours ça de pris pour eux. 😛

    Dessert: Bananes flambées au rhum

    Crème glacée à la vanille

    Crème glacée à la vanille

    Feu

    Feu

    Sucre

    Sucre

    Rhum brun

    Rhum brun

    Beurre

    Beurre

    Bananes

    Bananes

    Ce dessert est, je ne sais pas pourquoi, un énorme succès auprès de mes amis (et de ma copine). Ça tombe plutôt bien par contre puisque c’est presque le seul que je ne rate jamais. En plus c’est impressionnant, je me sens comme Guy Laliberté à ses débuts comme cracheur de feu. À part peut-être pour la partie où on doit cracher du feu.

    Les étapes:

    1. Pelez vos bananes.
    2. Coupez vos bananes en rondelles.
    3. Chauffez votre beurre dans la poêle.
    4. Ajoutez du sucre pour avoir une consistance sirupeuse.
    5. Retournez vos bananes pour les dorer des deux côtés.
    6. Versez le rhum dans la poêle.
    7. Fermez les lumières et dites à tout le monde: « Chekez ça ça và être écoeurant! »
    8. Flambez le rhum en saisissant la poignée de la poêle et en agitant pour bien diffuser la flamme affamée!
    9. Fermer le feu et déposez la poêle avant qu’on vous prenne pour un pyromane maniaque.
    10. Verser la crème glacée dans des bols.
    11. Versez les bananes sur la crème glacée.
    12. Récoltez les éloges.

    La commercialisation de la mobilisation citoyenne

    Ce que vous venez de voir, si vous avez cliqué sur play bien entendu, est ce qu’on nomme une Flash Mob ou mobilisation éclair dans la langue de Molière.

    Certainement que c’est impressionnant, magnifique, émouvant aussi de voir toute cette masse humaine rassemblée pour chanter une si belle chanson. Tous ces gens dont la vie a été illuminée un instant par cette promiscuité avec de parfaits inconnus et la réalisation de ce projet fou fou fou.

    Ce qui dérange par contre c’est de voir la récupération d’une mobilisation citoyenne, issue d’un groupe sans autre idée que de déranger l’ordre établi, la routine, le statu quo, par un groupe organisé ayant pour but l’occupation de l’espace public avec en tête un profit accru.

    Je suis pas mal certain que si un groupe de citoyens avait organisé une mobilisation de 13500 personnes dans Trafalgar Square, ils se seraient fait arrêter par l’anti-émeute, on parle ici de gaz lacrymogènes et de présentateurs de nouvelles qui parlent de vitrines éclatées et d’agitateurs arrêtées suite à des altercations avec la police. Par contre, comme la compagnie T-Mobile a dû payer une somme appréciable pour avoir accès à l’espace public.

    Un peu comme les artistes visuels qui cherchent à embellir nos cités et se font ensevelir sous les amendes salées (non, pas les noix…) tandis que d’autres peuvent polluer nos espaces publics en les remlissants de pubs, de néons et autres… En tous cas, à Laval ça paraît! (Merci Colossus et autres centres d’achats du coin…)

    On en vient à souhaiter plutôt des politiciens qui ont des cojones comme ceux de Sao Paolo au Brézil qui ont décidé de retirer tout cet encombrement de leur ville. Après toute une bataille certes, ils ont réussi et la ville ne s’en porte pas plus mal. En voici quelques images qui font rêver.
    Sao Paulo sin pub.
    Sao Paulo sin pub.

    Lien flicker

    Quand est-ce que la direction de la santé publique au Québec nous mettra en garde contre la sursaturation cognitive? Quand !? Vous le demandais-je. J’ai bien hâte que certaines administrations municipales d’ici mettent leurs culottes et aillent de l’avant avec des projets semblables et qui sait, on pourrait peut-être même espérer une récupération de l’espace public par les artistes plutôt que par des compagnies…
    Sans le tag, c'est beauPlus beau qu'une pub de vêtements non?On peut rêver...On peut rêver!

    Journée idéale pour la vélocyclette

    Eh oui! J’ai sorti le vélo pour aller travailler aujourd’hui, les conditions idéales étaient réunies, beau temps et prévision de plus de beau temps mais avec une de ces agréables petites fraîches! Pour le détail du trajet, lire plus!

    Quel bolide!

    Quel bolide!


    Je trouve qu’il n’y a rien de plus satisfaisant que de se déplacer sur un véhicule propulsé par la seule force de son corps. Ça libère de l’endorphine, ça réveille, ça commence bien une journée! Note à moi-même pour la prochaine fois par contre: apporter de l’eau! L’air de Montréal n’est pas que sec, il absorbe l’eau du corps comme une éponge!

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    La culture de l’automobile et Laval

    Hier soir, soit vendredi, ma copine et moi écoutions le très bon bien que très « célébration de l’American Dream » Slumdog Millionaire quand nous fument dérangés par la culture lavalloise dans ce qu’elle a de plus dérangeant, j’ai nommé : le char monté. 

    Je n’ai rien contre l’automobile en tant que tel, ce moyen de transport qui a révolutionné notre façon de nous déplacer en occident et qui a façonné le paysage en Amérique du nord. Loin de là, je trouve qu’il s’agit d’une superbe invention, on s’entendra que technologiquement parlant, c’est assez bien fait une auto, bravo à l’inventeur. 

    Le hic, ce qui me fait tiquer, rager, souhaiter que j’avais à ma disposition un lance-roquette c’est le bruit que font les dites automobiles lorsque leur propriétaire, dans un élan de « j’me prend pour Leonardo Davinci même si je sais pas trop c’est qui à part qu’y ont fait un livre avec son code », modifient leurs véhicules pour amplifier le son émis par le moteur. Je sais que c’est une manifestation de leur ça et qu’ils sont dépourvus de surmoi les pauvres. Pour eux, le son de leur moteur est intimement lié à un sentiment de puissance et de contrôle sur leur existence en manque de sens et il s’agit là de leur seul moyen pour combler le vide mais pour moi, c’est une nuisance sans nom.  

    Ces gens ne semblent même pas savoir que ce qu’ils font est illégal. Tout ça m’a mené à une réflexion sur la culture de l’automobile dans ma ville palindrome (parlant de palindrome, voir ceci). Laval, ancien territoire agricole jusqu’aux environs de 1950, semble s’être développé comme un gigantesque boulevard Taschereau (i.e: sans planification urbaine apparente et dans le seul but de glorifier la surconsommation et les grandes surfaces) à une époque où chacun avait deux automobiles et l’essence ne coûtait pas cher…  En ce temps d’insouciance environnementale, on a dézoné à qui mieux mieux et on a bétonné la ville pour permettre à ces moyens de transports individuels, symboles de liberté, de circuler en toute aisance à travers la ville.  

    Comme les instances dirigeantes de la ville n’ont jamais connu autrement qu’en photo les transports en commun, rien n’a été pensé en fonction du citoyen non motorisé.  Les distances sont grandes entre les commerces et les lieux d’intérêts publics, les trottoirs sont quasi inexistants à plusieurs endroits de la ville et les fréquences des autobus sont atroces hors-pointe ce qui a pour effet d’engendrer une jeunesse motorisée et bruyante, par imitation.  À quand des circutis d’autobus fermés par quartier, faisant le tour des points d’intérêts (bibliothèques, épicerie, pharmacie, clinique, commerces divers) et adaptés pour cette tâche (i.e: plus d’espace pour des chariots, non-maximisation des places assises, pourquoi pas des supports à vélos?, etc.)?

    C’est possible de repenser la ville en fonction des citoyens et de dynamiser le commerce local, de rendre le paysage urbain agréable et d’impliquer els citoyens dans la démarche. C’est certain qu’un citoyen qui marche dans son quartier et qui connaît ses commerçants locaux va être plus intéressé par le développement de sa municipalité qu’un résident qui passe son temps dans son auto à filer d’un bout à l’autre de la ville et à aller passer le plus clair de son temps à Montréal. La culture de l’automobile produit des résidents et une ville dortoir alors qu’un recadrage et une planification urbaine responsable engendrent des citoyens et une Cité. 

    Fléau des banlieues

    Fléau des banlieues