La commercialisation de la mobilisation citoyenne

Ce que vous venez de voir, si vous avez cliqué sur play bien entendu, est ce qu’on nomme une Flash Mob ou mobilisation éclair dans la langue de Molière.

Certainement que c’est impressionnant, magnifique, émouvant aussi de voir toute cette masse humaine rassemblée pour chanter une si belle chanson. Tous ces gens dont la vie a été illuminée un instant par cette promiscuité avec de parfaits inconnus et la réalisation de ce projet fou fou fou.

Ce qui dérange par contre c’est de voir la récupération d’une mobilisation citoyenne, issue d’un groupe sans autre idée que de déranger l’ordre établi, la routine, le statu quo, par un groupe organisé ayant pour but l’occupation de l’espace public avec en tête un profit accru.

Je suis pas mal certain que si un groupe de citoyens avait organisé une mobilisation de 13500 personnes dans Trafalgar Square, ils se seraient fait arrêter par l’anti-émeute, on parle ici de gaz lacrymogènes et de présentateurs de nouvelles qui parlent de vitrines éclatées et d’agitateurs arrêtées suite à des altercations avec la police. Par contre, comme la compagnie T-Mobile a dû payer une somme appréciable pour avoir accès à l’espace public.

Un peu comme les artistes visuels qui cherchent à embellir nos cités et se font ensevelir sous les amendes salées (non, pas les noix…) tandis que d’autres peuvent polluer nos espaces publics en les remlissants de pubs, de néons et autres… En tous cas, à Laval ça paraît! (Merci Colossus et autres centres d’achats du coin…)

On en vient à souhaiter plutôt des politiciens qui ont des cojones comme ceux de Sao Paolo au Brézil qui ont décidé de retirer tout cet encombrement de leur ville. Après toute une bataille certes, ils ont réussi et la ville ne s’en porte pas plus mal. En voici quelques images qui font rêver.
Sao Paulo sin pub.
Sao Paulo sin pub.

Lien flicker

Quand est-ce que la direction de la santé publique au Québec nous mettra en garde contre la sursaturation cognitive? Quand !? Vous le demandais-je. J’ai bien hâte que certaines administrations municipales d’ici mettent leurs culottes et aillent de l’avant avec des projets semblables et qui sait, on pourrait peut-être même espérer une récupération de l’espace public par les artistes plutôt que par des compagnies…
Sans le tag, c'est beauPlus beau qu'une pub de vêtements non?On peut rêver...On peut rêver!

Publicités

Journée idéale pour la vélocyclette

Eh oui! J’ai sorti le vélo pour aller travailler aujourd’hui, les conditions idéales étaient réunies, beau temps et prévision de plus de beau temps mais avec une de ces agréables petites fraîches! Pour le détail du trajet, lire plus!

Quel bolide!

Quel bolide!


Je trouve qu’il n’y a rien de plus satisfaisant que de se déplacer sur un véhicule propulsé par la seule force de son corps. Ça libère de l’endorphine, ça réveille, ça commence bien une journée! Note à moi-même pour la prochaine fois par contre: apporter de l’eau! L’air de Montréal n’est pas que sec, il absorbe l’eau du corps comme une éponge!

View Interactive Map on MapMyRide.com

La culture de l’automobile et Laval

Hier soir, soit vendredi, ma copine et moi écoutions le très bon bien que très « célébration de l’American Dream » Slumdog Millionaire quand nous fument dérangés par la culture lavalloise dans ce qu’elle a de plus dérangeant, j’ai nommé : le char monté. 

Je n’ai rien contre l’automobile en tant que tel, ce moyen de transport qui a révolutionné notre façon de nous déplacer en occident et qui a façonné le paysage en Amérique du nord. Loin de là, je trouve qu’il s’agit d’une superbe invention, on s’entendra que technologiquement parlant, c’est assez bien fait une auto, bravo à l’inventeur. 

Le hic, ce qui me fait tiquer, rager, souhaiter que j’avais à ma disposition un lance-roquette c’est le bruit que font les dites automobiles lorsque leur propriétaire, dans un élan de « j’me prend pour Leonardo Davinci même si je sais pas trop c’est qui à part qu’y ont fait un livre avec son code », modifient leurs véhicules pour amplifier le son émis par le moteur. Je sais que c’est une manifestation de leur ça et qu’ils sont dépourvus de surmoi les pauvres. Pour eux, le son de leur moteur est intimement lié à un sentiment de puissance et de contrôle sur leur existence en manque de sens et il s’agit là de leur seul moyen pour combler le vide mais pour moi, c’est une nuisance sans nom.  

Ces gens ne semblent même pas savoir que ce qu’ils font est illégal. Tout ça m’a mené à une réflexion sur la culture de l’automobile dans ma ville palindrome (parlant de palindrome, voir ceci). Laval, ancien territoire agricole jusqu’aux environs de 1950, semble s’être développé comme un gigantesque boulevard Taschereau (i.e: sans planification urbaine apparente et dans le seul but de glorifier la surconsommation et les grandes surfaces) à une époque où chacun avait deux automobiles et l’essence ne coûtait pas cher…  En ce temps d’insouciance environnementale, on a dézoné à qui mieux mieux et on a bétonné la ville pour permettre à ces moyens de transports individuels, symboles de liberté, de circuler en toute aisance à travers la ville.  

Comme les instances dirigeantes de la ville n’ont jamais connu autrement qu’en photo les transports en commun, rien n’a été pensé en fonction du citoyen non motorisé.  Les distances sont grandes entre les commerces et les lieux d’intérêts publics, les trottoirs sont quasi inexistants à plusieurs endroits de la ville et les fréquences des autobus sont atroces hors-pointe ce qui a pour effet d’engendrer une jeunesse motorisée et bruyante, par imitation.  À quand des circutis d’autobus fermés par quartier, faisant le tour des points d’intérêts (bibliothèques, épicerie, pharmacie, clinique, commerces divers) et adaptés pour cette tâche (i.e: plus d’espace pour des chariots, non-maximisation des places assises, pourquoi pas des supports à vélos?, etc.)?

C’est possible de repenser la ville en fonction des citoyens et de dynamiser le commerce local, de rendre le paysage urbain agréable et d’impliquer els citoyens dans la démarche. C’est certain qu’un citoyen qui marche dans son quartier et qui connaît ses commerçants locaux va être plus intéressé par le développement de sa municipalité qu’un résident qui passe son temps dans son auto à filer d’un bout à l’autre de la ville et à aller passer le plus clair de son temps à Montréal. La culture de l’automobile produit des résidents et une ville dortoir alors qu’un recadrage et une planification urbaine responsable engendrent des citoyens et une Cité. 

Fléau des banlieues

Fléau des banlieues

Karkwa fait flèche de tout bois pour le Boulot vers…

Si le titre de ce post ne vous dit absolument rien, c’est normal, son sens va vous apparaître à la lecture de ce qui suit. Mise en contexte: ma merveilleuse copine a eu deux billets pour un spectacle bénéfice d’un organisme qui s’appelle Le Boulot vers… (oui oui, avec les points de suspension, probablement pour signifier que c’est à suivre) au Monument National mettant en vedette le merveilleux groupe Karkwa. Bon, je vous fait ça en deux temps.
Le Boulot vers…

C’est un organisme assez génial qui fait de l’insertion et de la réinsertion sociale sa priorité en donnant l’opportunité à des jeunes d’apprendre un métier (la plupart dans les métiers du bois) et de reprendre confiance en soi en ses capacités et de devenir des agents de changement dans leur communauté. La soirée était la première étape de leur effort annuel de financement et c’est quand même bien parti. Ils ont de gros donateurs qui ont de bons contacts mais c’est certain que l’appui de la population est important, je vous invite donc à vous informer sur l’organisme, la fondation et à faire un don sur leur site internet

Karkwa 

Karkwa c’est Louis-Jean Cormier (à la guitare et à la voix), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussion et voix). Cinq gars qui ont la passion de la musique, de la musique bien faite s’entend.  Leurs constructions musicales sont à classer parmis les meilleurs des dernières 40 années. On entend l’effort et la recherche, on ressent le plaisir qu’ils ont à jouer et on voit le professionnalisme de ces musiciens à l’oeuvre sur scène pour faire lever une salle de donateurs corporatifs. Véritable exploit que de faire lever une salle comfortablement assise dans un amphithéâtre et réfractaire au mouvement corporel.  Je ne m’étonnerais pas que leurs ventes de la semaine soeint positivement influencées par leur performance d’hier soir. Moi-même j’ai dû m’auto-convaincre que j’avais déjà leur dernier opus, Le volume du vent

Assis à un pied et demi de la scène, on avait l’impression de regarder un DVD hyper réaliste et interactif.  Une expérience sonore d,une qualité exceptionnelle et une énergie contagieuse déferlait de la scène vers la foule qui, bien qu’au début passive, demanda chaleureusement un rappel qu’elle obtint. 

Lors de ce rappel intimiste à souhait, le groupe en a profité pour offrir une toute nouvelle chanson qui, je l’espère, se retrouvera sur l’album à venir et que j’attend avec impatience. Vraiment, un de mes groupes coup de coeur des dernières années, lâchez pas Karkwa, vous avez désormais un fan fini de plus!

Eh! Voilà un blogue de plus dans la blogosphère

Bonjour à vous innombrables lecteurs et trices. Comme le dit si bien mon titre, voici un blogue de plus dans la blogosphère. L’équivalent de l’apparition d’une étoile dans l’univers ou encore de la pousse d’un brin d’herbe sur une pelouse. Bref, un événement sans conséquence pour les êtres humains complexes que vous êtes. Cependant, comme l’apparition d’une nouvelle étoile qui a un effet gravitationnel indéniable et affecte le macrocosme et comme le brin d’herbe changeant pour toujours l’existence des nano-organismes qui vivent à ras le sol, j’ose espérer que ce blogue aura un effet, aussi minime soit-il.