À Laval-des-Rapides en mode voyage!

Pendant qu’au Québec, Pauline Marois vend son « château de Moulinsart », moi je pars vers le pays d’Hergé pour le travail pendant une semaine. Jamais je n’aurais cru que je trouverais un voyage aussi déchirant! Faut dire qu’il me force à laisser pendant une semaine entière mon amoureuse et mon tout petit mini-moi tout neuf à la maison…

Vous savez ces scènes de film, vraiment mélodramatiques, où le personnage principal laisse ceux qu’il aime à l’aéroport pour partir vers le vaste monde? Et bien c’est loin d’être exagéré, ne manquait que la musique! Quoique, brillant déjà comme une Madeleine, je n’ose pas penser ce qu’un quatuor à cordes aurait fait pour ma teneur en eau!

Bon, là je sais que vous tous, innombrables lecteurs et hordes de lectrices, vous vous demandez « mais où c’est qui s’en va pour l’amour du bon dieu!? » Eh bien, je vais vous répondre, parce que je suis gentil, je m’en vais à Bruxelles, pour le travail. Du travail, je ne vous soufflerai pas un mot, du reste du voyage et de mes états d’ame d’homme rose fini, ça se pourrait très bien, genre une fois par jour, avec des photos de bouffe et tout et tout, juste pour vous écœurer. Alors je laisse Montréal et son 30 000 degrés celsius pour le confortable 17-18 degrés bruxellois.

Au menu: des musées, des parcs, des cafés dans lesquels je vais travailler, et beaucoup beaucoup de bouffe. Pis probablement une couple d’anecdotes de belges. Parce que c’est toujours drôle des anecdotes de belges.

Place out, j’embarque sur le vol AC832 pour Bruxelles!

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Libérez-nous des mythes antisyndicaux

Éric Duhaime, connu pour ses frasques radiophoniques, télévisuelles et écrites dans plusieurs journaux du groupe Québécor, s’est donné pour mission de « libérer » le Québec des syndicats dans son dernier livre que vous pourrez trouver en librairie ou peut-être dans les bibliothèques où, malgré le penchant antiétatique de son auteur, le livre à des chances d’aboutir.

J’aimerais pouvoir vous dire que je critiquerai ici, point par point, l’ouvrage de M. Duhaime. Malheureusement, comme l’auteur ne se base sur aucune référence pour appuyer son propos qui se résume à ce qu’il qualifie lui même d’emblée comme étant « son opinion ». Ce faisant, il se dérobe à toute critique puisqu’il a droit à son opinion, qu’il exprime par ailleurs amplement, on se demande s’il était nécessaire qu’il se commette également par écrit dans ce livre qui ne nous apprend rien de nouveau sur le fond de la pensée de son auteur.

Des différences irréconciliables 

Ce que je retiens surtout de la lecture du pamphlet d’Éric Duhaime, c’est que nous n’avons tout simplement pas la même façon de voir le monde et la société dans laquelle nous vivons. Monsieur Duhaime envisage la vie d’un point de vue individualiste. L’auteur de Libérez-nous des syndicats aura beau draper ce point de vue en l’affublant du vocable de « libertarisme », n’en demeure pas moins qu’il place ses désirs avant les besoins de l’ensemble de la société.

Pour moi, la société, c’est d’abord et avant tout une question de solidarité, d’intérêts communs pour lesquels il vaut la peine de se battre. Cette différence fondamentale résulte en une impossibilité pour M. Duhaime de comprendre que des travailleuses et des travailleurs, ou tout autre groupe par ailleurs, se regroupent et luttent pour l’amélioration des conditions de vie de personnes autres qu’elles-mêmes. Monsieur Duhaime à donc l’impression que les militants syndicaux ne déploient tous ces efforts que dans une quête de nouveaux revenus pour bâtir des empires.

La démocratie syndicale mise en cause

Le cofondateur du Réseau liberté Québec à une autre marotte: la démocratie syndicale. Pour lui, la seule façon d’exercer la démocratie, c’est par un vote secret, tout le temps, préférablement sans débat. Pour moi, la démocratie s’exerce dans la participation active à des débats. On ne peut voter qu’en toute connaissance de cause, après avoir fait valoir ses points et après avoir entendu ceux des autres.

La démocratie, c’est plus qu’une fois aux quatre ans

Ce qui m’amène à un autre point de divergence fondamental entre Éric Duhaime et le mouvement syndical. Pour Éric Duhaime, les syndicats ne devraient pas se prononcer sur des questions de politiques publiques ou sur des choix de société. Un syndicat devrait déconcentrer uniquement sur les conditions de travail (entendre ici les conditions salariales, auxquelles se résument les choses pour M. Duhaime) de ses membres.

Un syndicat, c’est également un lieu que les travailleuses et les travailleurs se sont donné pour échanger sur leurs préoccupations liées au travail, certes, mais également sur leurs préoccupations sociales. Petit à petit, ils se sont rendu compte qu’ils partageaient des intérêts communs, en tant que travailleurs.

C’est ce qui a donné lieu à la solidarité entre les travailleurs du secteur privé et ceux du secteur public qui aura permis à ces derniers de faire des gains importants. C’est ce qui a débouché sur des réflexions fondamentales donnant lieu à des mesures de protection sociale comme le salaire minimum, l’assurance-emploi, l’équité salariale, le RRQ, la laïcisation des écoles, et j’en passe, et des meilleures!

Pour en finir avec les préjugés antisyndicaux 

Si le livre d’Éric Duhaime m’a permis une chose, ce sera celle de constater qu’il persiste un certain nombre de préjugés antisyndicaux qui ont la couenne dure! N’hésitez pas à partager avec moi des préjugés tenaces auxquels vous êtes confrontés dans la section commentaire du blogue.

PIRLSLe Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est un examen international de lecture tenu aux cinq ans qui s’adresse aux jeunes de la quatrième année du primaire. Les résultats de la dernière vague de cet examen ont été diffusés hier dans les médias. Disons que les manchettes se sont bien accordées avec l’idéologie de chaque média!

Pendant que Le Devoir (ou La Presse canadienne) titrait Les écoliers de 4e année du Canada obtiennent un bon rendement en lecture, Radio-Canada y allait d’un regard moins positif, mais tout aussi pan-canadien, en soulignant que Les enfants canadiens lisent moins bien que les élèves américains et La Presse, elle, choisissait un titre visant, à son habitude, à dénigrer notre système d’éducation (Lecture: les enfants québécois avant-derniers au Canada). Mais qu’en est-il vraiment?

L’étude

Pour se faire une idée de la situation, il faut prendre connaissance de l’étude. Mais…

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Le Forum Social de Laval et ses suites


Le Forum Social de Laval, une belle effervescence citoyenne sur la Rive-Nord

La fin de semaine dernière, j’ai sacrifié mon temps libre, comme plus de 600 citoyennes et citoyens de Laval afin de réfléchir, ensemble, aux défis collectifs qui sont devant nous et aux meilleures façon d’y répondre. Une organisation hors pairs, plus de 150 bénévoles, plus de 50 ateliers, plus de 600 participantes et participants sur 3 jours et un seul sac de déchet. J’appelle quand même ça un pas pire début.

Des photos de l’évènement ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.402808879789187.90133.215306178539459&type=3 , gracieuseté de Radio-Canada Rive-Nord

J’ai assisté à des ateliers très intéressants où j’ai rencontré, oh miracle!, des voisines et des voisins engagés! Des gens avec qui nous avons identifié une problématique majeure à laquelle il convenait de s’attaquer: le manque d’espace démocratique où les citoyens peuvent s’exprimer sur l’avenir de leur ville. Ça peut sembler aller de soi comme ça mais le partage des expérience et le fait que le constat fut unanime dans deux ateliers différents (un pour Laval-des-Rapides et l’autre pour Laval en général) est révélateur d’un véritable manque.

Pour remédier à tout cela, j’ai pris l’engagement avec trois autres citoyens lavallois-des-rapides de mettre rapidement sur pied une assemblée citoyenne populaire autonome du quartier Laval-des-Rapides. Le but étant de permettre aux citoyennes et aux citoyens de la ville d’avoir un espace de partage et de réflexion non partisan qui pourrait porter leurs projets, dans l’action collective! Vraiment heureux de la tournure que ça prend! D’ailleurs, si d’aventure vous connaissez des outils de collaboration en ligne pour les organisations citoyennes faites-m’en part, à date j’utilise Freedcamp que moi je comprends bien mais pas mes collaboratrices/collaborateurs.

Autre résolution: une manif-action face à l’hôtel de Ville de Laval pour faire entendre les revendications des citoyennes et citoyens à notre nouveau maire par intérim. Les miennes en vrac:

  • Qu’il se retire de toute décision ayant trait à la gestion des matières résiduelles, qu’il annule les décisions concernant ce sujet auxquelles il a participé pendant qu’il était encore à l’emploi d’une compagnie oeuvrant dans ce domaine. Pour commencer. Ensuite, qu’il instaure des conseils de quartier, lieux de consultation et de décision sur les politiques publiques lavalloises.
  • Qu’il propose et instaure rapidement une politique du logement pour Laval, avec des dents (des inspecteurs en nombre suffisant et des processus d’éviction pour les propriétaires de taudis).
  • Qu’il initie un grand chantier de consultation citoyenne sur la direction que devrait prendre Laval pour les 25 prochaines années (transport, aménagement urbain, santé, écologie, logement, développement du territoire, etc.)

Ce serait un pas pire début et je pourrais vivre avec ça comme citoyen.

Je vous tiendrai au courant des développements bientôt.

Le renouveau syndical et la transparence

Ce qui me motive particulièrement aujourd’hui au Congrès de la CSQ, c’est la commission sur le renouveau syndical qui se déroulera à 14h30, en simultané sur le web, à l’adresse http://congres2012.csq.qc.net . Cette ouverture à partager ainsi ses réflexions, en toute transparence, contrairement à ce que certains tenants de la droite laissent croire, me font affirmer que la CSQ est en avance par rapport aux autres organisations syndicales américaines dans le partage de l’information avec ses membres. Passant de la réflexion à l’action, l’organisation met en pratique le vieil adage qui veut que plus d’information résulte en une vie démocratique plus riche.

À entendre les réflexions partagées au Congrès, les prochaines années seront remplies de défis pour les organisations syndicales québécoises mais elles seront aussi un terreau fertile pour des expérimentations sociales citoyennes. On voit apparaître, ces derniers temps, des assemblées citoyennes de quartier, indépendantes de toute organisation politique partisane, des manifestations spontanées d’un ras-le-bol généralisé face à l’exercice de la démocratie, à tous les paliers. 

À suivre…

Mon expérience au Congrès de la CSQ

Jour 1 du Congrès de la CSQ

Des images de l’ouverture du Congrès

Bonjour à vous, innombrables hordes de lectrices et de lecteurs. Ça fait un bout quand même que je ne me suis pas adressé à vous. C’est qu’il  y a eu de nombreux changements dans ma vie récemment. Je suis toujours syndicaliste, ne vous en faites pas, je suis toujours à Laval, je suis toujours musicien amateur, mélomane, gastronome et caféïnomane! Cependant, j’ai changé de centrale syndicale. Ce n’est pas trop difficile remarquez, il n’y a qu’une lettre à changer. J’étais à la CSN, me voilà à la CSQ, plus précisément, à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation (FPPE-CSQ).

C’est une belle expérience, ce Congrès est vraiment axé sur les nouvelles technologies de l’information! http://congres2012.csq.qc.net/ diffuse en direct les évènements du Congrès pendant que sur twitter, ça jase un temps sur #CSQ2012 et le facebook de la CSQ (www.facebook.com/lacsq est alimenté à un rythme effarant. Un blogue a également été mis sur pied par  une des membres de la CSQ au http://isabelleperreault.wordpress.com/ , dans lequel elle relate ses impressions du Congrès et ses réflexions.

J’ai toujours aimé ces évènements rassembleurs qui permettent une réflexion de fond. Réjean Parent a dit, en introduction du Congrès, qu’il ne fallait pas être dupes, que le clientélisme syndical existe mais qu’il faut, pour affronter l’avenir, les syndicats, et la CSQ, devront prendre acte de cette réalité et comprendre comment revenir à un discours collectif, à des projets sociaux et solidaires, etc.

Je trouve vraiment intéressant de poursuivre cette réflexion entamée lors du Congrès de la CSN l’an dernier (voir le billet plus bas et les liens). J’ai l’impression qu’on commence à mieux cerner les difficultés et les embûches qui jalonneront notre parcours syndical et social aux courant de la prochaine décennie. Dans la foulée de ce printemps qu’on dit érable et de cet été qui s’annonce chaud, ce Congrès ne pouvait pas mieux tomber! Je ne fais pas de promesse mais je vais essayer de pondre un billet par jour pour vous partager mes réflexions sur le Congrès.